12 de maig 2017

Le port, la porte et le pont


Chers intervenants et participants, si distingués, à ce Forum convoqué sous le titre « Contre l’abstention ».*
En tant que président de l’Association Mondiale de Psychanalyse j’ai l’honneur et le plaisir de vous souhaiter la bienvenue à ce Forum, un Forum qui veut réveiller l’opinion publique française, la réveiller d’un cauchemar qui déborde les frontières de la France et qui s’étendra, nous n’en doutons pas, bien au-delà des élections qui se tiendront ce prochain dimanche 7 mai. Ce cauchemar porte aujourd’hui un nom, celui de Marine Le Pen — c’est le Cauchemarine, pouvons-nous dire.
Sachons que notre débat est crucial dans la mesure où il touche un vrai choix de civilisation, un choix décisif sur la nature même du lien social qui nous fait, qui nous constitue comme êtres parlants. Ce lien de parole est ce que nous, psychanalystes lacaniens, soutenons chaque jour, dans chaque cas, dans cette expérience que nous désignons comme étant le transfert, le lien à l’Autre de la parole et du langage où se joue le plus essentiel de la vie du sujet.
C’est dans ce lien social que la psychanalyse d’orientation lacanienne trouve le principe directeur de l’acte analytique tel qu’il est énoncé dans le document rédigé par l’un des présidents antérieurs de l’AMP, Éric Laurent. Il écrit que « Le lien du transfert suppose un lieu, le “lieu de l’Autre” comme le dit Lacan, qui n’est réglé par aucun autre particulier. Il est celui où l’inconscient peut se manifester dans la plus grande liberté de dire et donc d’en éprouver les leurres et les difficultés […] Ce principe exclut donc l’intervention des tiers autoritaires voulant assigner une place à chacun et un but déjà établi au traitement psychanalytique ».
Or, il n’est pas exagéré de dire que nous sommes dans un moment, à l’insu même de l’opinion publique, où ces libertés et ces conditions peuvent être mises en danger, et plus précisément dans le pays qui a vu naître la psychanalyse d’orientation lacanienne, la France. En effet, nous pouvons résumer ce moment par la question posée par Jean-Claude Milner lors du Forum qui s’est tenu voilà quelques semaines, ici, à Paris : « Est-ce qu'on peut être sûr de rester citoyen si le Front National arrive au pouvoir ? » Le statut même du citoyen comme sujet de droit, comme sujet de la liberté de parole mais, aussi, comme sujet responsable de sa propre parole, peut être remis en question.
Donc, il peut arriver que ces principes directeurs de l’acte psychanalytique, mais aussi de l’acte politique, soient mis en question par des positions comme celle du Front National de Marine Le Pen. Et nous avons appris que dans certains moments de l’historie il faut une action décidée pour protéger les conditions qui font possibles ces principes. Cela justifie que les psychanalystes de l’Association Mondiale de Psychanalyse prennent aujourd’hui, pour la première fois et d’une manière explicite au nom de leur expérience, une position claire et décidée dans une conjoncture où les libertés de la parole, son sujet même, sont en danger de disparaître face à ce discours de la haine et de l’exclusion radicale de l’Autre, discours représenté ici en France par Marine Le Pen pour ceux qui, dans l’ombre, la soutiennent.

Et pourquoi ces conditions seraient-elles en danger de disparaître ? Parce qu’on voit avancer de plus en plus une position qui dénote une volonté, parfois énoncée explicitement, d’exclure de façon totalitaire ce lieu de l’Autre de la parole. Il suffit de voir la façon qu’ont les représentants de cette position de s’adresser à l’Autre, de faire avec sa propre parole, soit en l'anéantissant dans un monologue impénétrable ou bien en la reproduisant, en la répétant dans une opération de copier-coller qui dégrade son sens et son usage. Ces petites anecdotes qui ont été diffusées ces jours-ci dans les médias, —comme le débat d’avant-hier soir sur les chaînes de télévision ou l’épisode récent du plagiat d’un discours de François Fillon par Marine Le Pen— ne sont pas des détails mineurs. C’est un trait qui se répète ici et là et qui nous indique la véritable position du sujet de ce discours ségrégationniste. C’est la feuille qui peut nous donner la structure de la plante entière, pour reprendre une image chère à Lacan. Sauf que, dans ce cas, il s’agit d’une plante carnivore, qui veut dévorer, effacer, le lieu d’énonciation de l’Autre.
Disons-le de la façon suivante : on ne peut pas voter, on ne peut pas avoir dans le pouvoir d’un pays qui se veut démocrate, une voleuse de mots, quelqu’un qui veut effacer du monde tout sujet de la parole qui soit différent à ses préjudices. Le sujet de la parole, le sujet de l’énonciation se voit ainsi vidé de sa singularité, réduit à un rien au nom d’un rejet radical de son mode de vivre, de sa forme de jouissance. Voler les mots c’est aussi voler la mémoire qui trouve en eux son seul support, c’est aussi voler ce qui peut rendre cette mémoire vivante et transmissible au futur. Le projet inhumain qu’il y a derrière ce visage humain est de cet ordre, sachons-le, avec la certitude que l’inhumain qui l’habite reviendra toujours de la façon la plus abjecte. On connaît déjà la terrible expérience que l’Europe a du subir dans cette abjection, expérience dont la mémoire veut être effacée, à son tour, par ce discours abject.

Jacques Lacan disait que dans certaines conjonctures il faut choisir entre la paranoïa et la débilité mentale. L’abstention serait maintenant, en effet, se rendre à la débilité mentale. Toute forme d’abstention face à cette volonté de faire disparaître l’Autre de la parole serait fatale à notre destin, un par un. Soyons donc un peu paranoïaques plus que du côté de la débilité mentale pour sauver l'être parlant d’un désastre assuré. Face à cette position ségrégationniste il n’y a que l’action décidée de rétablir ce lieu de l’altérité toujours nécessaire à la politique. Face à la débilité de l'abstention prenons la voie claire du vote et du débat avec l’opinion éclairée.
Tel que me l’a fait rappeler le dernier conseiller adjoint de la culture à la Mairie de Barcelone, mon ami catalan Jaume Ciurana, je viens, comme lui, d’un pays dont la langue contient trois mots qui sont, comme en français d’ailleurs, très semblables : « port, porta i pont » — le port, la porte et le pont. Ces trois mots lui ont servi, à lui, pour définir notre ville et ils peuvent servir aussi pour définir maintenant la France dont l’Europe a toujours besoin. Barcelone c’est un port qui reçoit des gens et des discours de toutes parts, avec toute leur diversité. C’est aussi une porte ouverte à l’Autre, tel que la France l’a été elle-même pour diffuser les valeurs républicaines dans le monde, les valeurs qui ont permis la fraternité entre les êtres parlants et la lutte implacable contre l’injustice sociale. Et Barcelone est aussi un pont entre des cultures et des civilisations diverses dans un projet qui doit retrouver aujourd’hui en Europe son creuset.
Mais le port, la porte et le pont sont justement trois appareils symboliques qui ne peuvent exister sans l’Autre de la parole, sans son respect le plus absolu.

Cette France qui a été pour beaucoup de nous en Espagne le pont qui nous a connecté à l’Europe, qui a été le port qui a fait possible l’entrée de l’Autre et le lien avec lui, cette France qui a été aussi pour beaucoup d’entre nous la porte d’entrée à la psychanalyse, il faut empêcher qu’elle vire au discours de la haine qui détruit les ponts, qui chasse l’autre de ses ports, et qui lui ferme aussi toutes ces portes.

*Intervention proposée au Forum "Contre l'abstention", Maison de la Chimie, Paris 5 mai 2017.

04 de maig 2017

Face au cauchemar(ine)

Simone Weil à Les Rambles de Barcelone, 1939

Les Forums anti Marine Le Pen se succèdent, ici et là, pour tenter de réveiller l’opinion publique française d’un cauchemar qui déborde des frontières de la France et qui s’étendra, n’en doutons pas, bien au-delà du deuxième tour des élections du 7 mai 2017. Ce vendredi 28 avril dernier, nous avons eu l’occasion d’entendre à la Maison de la Chimie à Paris, une suite d’interventions, toutes mémorables, de la première à la dernière, jusqu’à deux heures du matin. J’ai ouvert ce Forum à l’invitation de Jacques-Alain Miller avec ces mots.

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Chers participants de ce Forum Contre le parti de la haine et Marine Le Pen.
En tant que président de l’Association mondiale de Psychanalyse, j’ai le plaisir et l’honneur de vous adresser un mot de bienvenue à cette conversation qui se tient dans un moment inédit pour nous tous, puisqu’il s’agit d’un moment sans précédent de l’histoire de l’implication du mouvement psychanalytique dans ce qu’on peut appeler « la chose politique ».
En effet, comme Jacques-Alain Miller l’a rappelé samedi dernier dans un autre Forum qui se tenait à Bruxelles, si Freud, en son temps, a essayé de restaurer et de sauver la figure du père dont le déclin s’amorçait déjà également dans sa fonction politique, Jacques Lacan nous a enseigné que ce père n’est qu’une fiction parmi d’autres, qu’il n’est qu’une des façons de soutenir le système symbolique où toute politique doit prendre son appui. Nous savons aujourd’hui qu’il y a des inventions diverses pour incarner cette fiction nécessaire. Mais nous savons aussi qu’à certains moments de l’histoire, une action décidée s’impose pour protéger les conditions qui rendent possibles ces fictions et ces inventions. Cela justifie que les psychanalystes de l’AMP adoptent aujourd’hui, au nom de leur expérience, pour la première fois et d’une façon explicite, une position claire et décidée dans une conjoncture politique où les libertés de la parole – et donc le sujet lui-même – sont menacées de disparition, face au discours de la haine et de l’exclusion radicale de l’Autre, représenté ici en France par Marine Le Pen.
Le paradoxe – plus tragique qu’ironique – est que ce discours de haine, parricide dans son principe même, est ouvertement considéré aujourd’hui comme une option politique parmi d’autres, option qu’il est loisible de comptabiliser sur base du nombre de votes dans des élections démocratiques au premier ou au deuxième tour. Quand une passion collective de ce genre prend la forme d’un discours courant, nous avons à rappeler la remarque de Simone Weil qui se trouve dans un texte, porté à ma connaissance par Jacques-Alain Miller, qu’elle a écrit juste après son engagement dans la guerre espagnole du côté républicain, pour combattre le coup d’État fomenté par le général Franco. Voici son témoignage que je vous lis pour commencer cette conversation : « Si une seule passion collective saisit tout un pays, le pays entier est unanime dans le crime ».
Bon travail !

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La nécessaire brièveté de ces propos d’ouverture implique de développer un peu cette dernière référence. Ce texte de Simone Adolphine Weil, intitulé « Note sur la suppression générale des partis politiques », a été écrit en 1940 et publié pour la première fois en décembre 1950 dans le numéro 26 de la revue La Table ronde. On peut le lire aussi dans le volume Écrits de Londres et dernières lettres, publié chez Gallimard, Paris 1957, p. 126 et sv.
Son auteur a trente et un ans au moment de sa rédaction durant la guerre en Angleterre, elle a auparavant participé à la guerre espagnole comme journaliste dans la fameuse Columna Durruti, milice d’idéologie anarchiste qui a fini par être intégrée à l’armée républicaine. On trouve en effet Simone Weil en 1936 à Barcelone, dans le boulevard des Rambles, habillée en milicienne prête à s’y engager. Philosophe et pacifiste, mystique de la « lumière intérieure », Simone Weil avait alors essayé d’apprendre à manier le fusil, mais elle avait été incapable d’en faire usage. Elle s'élèvera, d’ailleurs, contre l'exécution d'un jeune garçon de quinze ans qui affirmait avoir été enrôlé de force comme phalangiste. Grièvement brûlée après avoir posé le pied dans une marmite d'huile bouillante posée au raz du sol, elle devra repartir assez rapidement pour la France. Volontairement, elle ne reviendra plus en Espagne. On a qualifié, il est vrai, sa pensée de naïve et d’utopiste, désenchantée après ce « court été de l’anarchie », selon l’expression de Hans Magnus Enzensberger.
Son bref opuscule est malgré tout d’une logique aussi lucide qu’implacable pour repérer les paradoxes de la démocratie et le penchant totalitaire qui reste « le péché originel des partis ». Sa lecture vaut sans doute la peine pour celles et ceux qui voudront s’attacher à comprendre et à tirer les conséquences de l’instant de voir qu’est ce moment où nous sommes confrontés au cauchemar lepéniste. Je vous propose quelques repères des pas logiques déployés dans ce texte  à partir des présupposés de Rousseau.
« La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison », écrit S. Weil. Elle poursuit : « Le véritable esprit de 1789 consiste à penser, non pas qu’une chose est juste parce que le peuple la veut, mais qu’à certaines conditions le vouloir du peuple a plus de chances qu’aucun autre vouloir d’être conforme à la justice. » Quelles sont ces conditions ? La première implique qu’« au moment où le peuple prend conscience d’un de ses vouloirs et l’exprime, il n’y ait aucune espèce de passion collective […] Si une seule passion collective saisit tout un pays, le pays entier est unanime dans le crime. » La deuxième suppose « que le peuple ait à exprimer son vouloir à l’égard des problèmes de la vie publique, et non pas à faire seulement un choix de personnes. Encore moins un choix de collectivités irresponsables ». Elle en conclut qu’« Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective », d’où le titre de l’opuscule.
Face à ce paradoxe insoluble entre passion et raisonnement, entre l’individuel et le collectif, la « naïveté » de Simone – qu’il serait sans doute précipité de réduire à la belle âme hégélienne – oppose « la lumière intérieure » de chaque sujet à laquelle celui-ci doit « une fidélité exclusive ». C’est d’abord la revendication d’une singularité irréductible face à « une collectivité [qui] n’a pas de langue ni de plume ». Mais c’est aussi une singularité qui prête la sienne – langue et plume – pour un calcul qui est toujours collectif, si on définit le collectif comme l’avait fait Lacan : « le collectif n’est rien, que le sujet de l’individuel »[1]. C’est de ce lieu d’énonciation qu’elle pourra alors se demander : « mais comment désirer la vérité sans rien savoir d’elle ? C’est le mystère des mystères ». Réponse : « C’est en désirant la vérité à vide et sans tenter d’en deviner d’avance le contenu qu’on reçoit la lumière. C’est là tout le mécanisme de l’attention. » Ce n’est pas si mal, comme instant de voir, pour prêter attention au cauchemar qui se déploie aujourd’hui partout en Europe.

[1] Lacan J., « Le temps logique et l’assertion de certitude anticipée », Écrits, p. 213, note 2.

14 d’abril 2017

La presencia, real, del analista




















“El lugar del psicoanalista en la enseñanza de Lacan se aborda a partir de “hacer el muerto” para luego ser situado en el lugar de objeto pequeño a: este descompleta el lugar de la buena fe y no se identifica con él”.

Éric Laurent, “Ciudades Analíticas”. Tres Haches, Buenos Aires, p. 60.


En efecto, una de las primeras figuras que Lacan toma al principio de su enseñanza para situar el lugar del analista en el dispositivo analítico es el lugar del muerto. Pero digamos de entrada que se trata de un muerto que debe estar muy vivo en su deseo para cumplir esta función y hacerla presente para el sujeto. Nada que ver con la imagen del analista petrificado y neutro, más cercano a la imagen del feto macerado que Lacan mismo tomó para criticar la pose de algunos psicoanalistas postfreudianos. No hay lugar del muerto sin el deseo del analista, término que Lacan preferirá finalmente para indicar la presencia, real, del analista en el dispositivo.
Cuando en “La dirección de la cura y los principios de su poder” Lacan hace esta primera referencia al lugar del muerto lo hará tomando el ejemplo del juego del bridge. En este juego de dos parejas, uno de los cuatro jugadores —el llamado “declarante”— recibe la ayuda de su compañero que está en el “lugar del muerto” y cuyas cartas se colocan en la mesa cara arriba dejando que sea el declarante quien las juegue con las suyas. El muerto no juega pues sus cartas aunque puede advertir a su compañero si su juego infringe alguna de las reglas de la partida. Lacan señala que “el analista se adjudica la ayuda de lo que en ese juego se llama el muerto, pero es para hacer surgir al cuarto [jugador] que va a ser ahí la pareja del analizado, y cuyo juego el analista va a esforzarse, por medio de sus bazas, en hacerle adivinar la mano: tal es el vínculo, digamos de abnegación, que impone al analista la prenda de la partida en el análisis.”[1] En el juego de cuatro lugares que Lacan sitúa en su esquema L —el Sujeto, el otro, el Yo y el Otro—, el analista deja a su Yo en el lugar del muerto en el registro de lo imaginario para que, a su vez, el Sujeto deje al suyo de lado y pueda surgir para él el lugar del Otro, el inconsciente, el cuarto jugador, su verdadera pareja, en el registro de lo simbólico. Se trata pues de dejar de lado los sentimientos, los prejuicios y las pasiones que están del lado del Yo para dar línea abierta a la relación del sujeto con el inconsciente. Si el analista “presentifica la muerte”, como indicará también en “La cosa freudiana…”, es en este sentido. A Yo muerto, el Otro viene a su puesto.
Es el lugar de la causa de la división del sujeto que Lacan formalizará más adelante con la función del objeto a, presencia irreductible.
Lo interesante de la cita de Éric Laurent es que pone en relación esta función con el hecho de descompletar el lugar del Otro de la buena fe, de no identificarse con él, entendiendo que el error de buena fe puede ser el peor de los errores cuando se trata de la dirección de la cura. Es cierto que, como en el infierno, las almas caritativas pueden estar llenas de las mejores intenciones terapéuticas pero será siempre para barrar el paso del sujeto al inconsciente que, por su parte, no las tiene ni buenas ni malas. Hay un índice mayor de esta presencia que Lacan hará consistir en la función del objeto a. Es la angustia, que no engaña nunca, signo de que el sujeto está jugando su partida con el Otro, más allá de sus buenas o malas intenciones, más allá de la buena fe que lo haría completo.
La presencia, real, del analista es pues también una forma de descompletar al Otro: lo hace surgir para el sujeto como su verdadera pareja y a la vez lo marca con un falta irreductible. 
Digamos para concluir que esta lógica lleva necesariamente a la tesis que Jacques-Alain Miller enunció como “el inconsciente intérprete”. Sólo por un abuso de lenguaje podríamos decir que es el analista quien interpreta el inconsciente, suponiendo que pudiera tomarlo como el lenguaje objeto de su interpretación hecha metalenguaje. Sus intervenciones, jugando con el lugar del muerto para el sujeto, deben propiciar que sean las cartas del Otro las que digan la verdadera interpretación, la del inconsciente del sujeto, la que no dirá nunca la verdad de la verdad, como querría precisamente la buena fe.

*Comentario a la referencia escogida por Ruth Pinkasz para los Flash de la Conversación Clínica del ICF en España, Marzo de 2017, sobre Presencia del analista en la cura.





[1] Jacques Lacan: “La dirección de la cura y los principios de su poder”. Escritos, Ed. Siglo XXI, México 1984, p. 569.