27 de juliol 2020

Le dimanche de la vie ou la vie sans dimanche

Le dimanche de la vie





Le roman est bien connu des lecteurs de Jacques Lacan qui savait très bien pêcher les petites perles dans le discours de ses contemporains. Dans ce cas, c’est son ami Raymond Queneau dans «Le dimanche de la vie».
L’histoire est simple – nous l’entendons en fait dans de nombreuses vignettes cliniques – avec le trait d’ironie que nous retrouvons toujours dans les écrits de Queneau. Valentin et Julia sont mariés et doivent planifier leur lune de miel de façon compatible avec l’activité de leur mercerie. Nous sommes déjà en octobre et il est impossible de fermer le magasin au milieu de la saison, lorsque les clients affluent aux portes du magasin pour acheter des boutons en nacre et des fils colorés. Ils sont d’accord qu’il est impensable de perdre autant de ventes dans la situation économique où ils se trouvent. Mais, en même temps, il leur est également impensable d’abandonner leur voyage de noces sans lequel un mariage cesserait d’être un mariage. Aussi impensable qu’une vie sans dimanche. Leur première idée est de remettre le voyage de noces aux vacances suivantes. D’accord, mais quand allons-nous prendre nos vacances ? « Ils finirent par adopter la seule solution possible, la seule et unique à savoir que seul Valentin ferait le voyage de noces. Pendant ce temps-là, Julia continuerait à faire marcher le commerce et entasserait la monnaie. Le principe étant admis, ils fixèrent ensuite la durée : quinze jours leur parut suffisant. » [1] Cela semble être un bon arrangement. En fait, c’est une manière comme les autres de croire à un rapport tout à fait complémentaire entre les sexes, un rapport dans lequel chacun pourrait avoir et offrir ce qui manque à l’autre : il y a lune de miel et il y a commerce garanti. Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? Cela ressemble à une bonne version néolibérale des subtilités de l’amour courtois : suppléer l’absence de rapport sexuel en feignant que c’est nous qui y mettons l’obstacle. Et donc, continuer à croire que ce rapport existe, qu’il existera sans aucun doute un jour où le besoin de travail et le désir de vacances deviendront compatibles. Ce jour de l’histoire viendra, n’en doutez pas, ce dimanche de la vie viendra avec toute la splendeur du week-end pour lequel tant de souffrances et de travail valent. On peut donc continuer à dormir. Il n’y a qu’un petit prix à payer concernant la vérité de ce que devrait être une lune de miel. Avant c’était une lune de miel partagée, maintenant c’est une lune de miel différente pour chacun, mais elles sont tout à fait compatibles.
La belle ironie de l’histoire de Julia et Valentin nous montre en effet que chaque lune de miel se fait selon cette logique. Et combien de lunes de miel ne se sont-elles pas révélées êtres de mauvaises rencontres avec l’inexistence de rapport sexuel ! Y en aurait-il une qui ne le soit pas ? En fait, nous ne pouvons ni l’affirmer ni le nier. Le célèbre énoncé de Jacques Lacan – « il n’y a pas de rapport sexuel » – n’est pas quelque chose qui est déjà écrit, vérifié et archivé dans le savoir de l’inconscient et donc, dans le savoir avec lequel les psychanalystes entendent leurs Julia et Valentin. Ce n’est pas une vérité déjà écrite, sue et complète, pour que nous puissions continuer à dormir. Non, en fait l’énoncé de Lacan est : « il n’y a pas de rapport sexuel qui puisse s’écrire ». C’est alors quelque chose qu’il faut vérifier au un par un, à chaque fois, sans le tenir comme un savoir précis, car il se pourrait bien que ce rapport qui n’existe pas puisse parvenir à s’écrire, par une contingence non écrite au préalable. Ce n’est pas quelque chose de l’ordre du « c’est écrit » ou « ce n’est pas écrit » mais plutôt d’un « ne cesse de ne pas s’écrire ». Pour l’écrire ainsi : il n’est pas écrit que « c’est écrit » mais plutôt qu’ « il n’y en a pas qui puisse s’écrire ». Toute l’ascèse de l’écriture dans laquelle l’être parlant se trouve à l’approche du rapport sexuel est entretenue par l’impossibilité d’affirmer ou de nier de façon concluante cette affirmation pour tous les cas : « il n’y a pas de rapport sexuel ». C’est quelque chose qui doit être vérifié au cas par cas, sans le tenir pour acquis si on lit bien cette phrase avec laquelle Lacan conclut son texte Lituraterre : « Une ascèse de l’écriture ne me semble pouvoir passer qu’à rejoindre un “c’est écrit” dont s’instaurerait le rapport sexuel » [2]. Ce n’est pas le cas, mais cela pourrait arriver un jour. Et qui ne croit pas en quelque sorte à cette ascèse ? L’illustre interlocuteur de Jacques Lacan dans ce texte – il faut le lire pour savoir de qui sont les traces d’une écriture originale – pourrait être un bon exemple de la façon de continuer à croire en un « c’est écrit » biblique. D’ailleurs, comme pour Julia et Valentin, cela peut aussi s’écrire « c’est écrit que non », et donc ils pourront continuer à croire également dans leur lune de miel et leurs affaires seront assurées.
La petite histoire du « dimanche de la vie » est aussi simple que complexe, car elle implique pour Lacan toute l’histoire de la philosophie, Hegel lu par Kojève, le savoir absolu promis à la fin de l’histoire, le savoir de la science et le rapport sexuel qui est finalement au cœur de la question de ce « savoir absolu ». Pour la science, c’est un savoir qui est écrit dans le réel, en attendant d’être déchiffré. Ce n’est pas seulement un savoir promis qui manquera toujours de quelque chose pour le compléter. La science sait déjà qu’il y aura toujours un manque de savoir à déchiffrer, bien que cela ne l’empêche pas de promettre qu’il sera lu et déchiffré un jour ou l’autre dans ses progrès. Ce qui manque à savoir pour la science suppose également quelque part un savoir absolu. Le manque de « il n’y a pas de rapport sexuel », le manque de rapport entre Julia et Valentin – mais aussi celui de chacun avec l’altérité du sexe en tant que tel – est celui qui ne cesse de ne pas s’écrire à chaque fois. Et il semble qu’il n’y aura pas de science possible pour Julia et Valentin, encore.

[1] Queneau R., Le Dimanche de la vie, Paris, Gallimard, 1952, p. 52.
[2] Lacan J., « Lituraterre », Autres Écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 20.

16 de juliol 2020

Semblants de plagi

Perejaume: detall dels plafons del Gran Teatre del Liceu



















Ja sé que em camiso en ficus d’onze vares, però no me’n puc estar. Ni artista ni periodista ni polític, sóc sobretot lector. I el debat que s’ha obert sobre botànica al Liceu em sembla que no és pas per passar de llarg perquè toca les condicions d’una política en el seu sentit més íntim i originari. Crec que ens hi juguem massa en aquest país petit per cuidar com cal els fins regalims de lletra quan demanen ser llegits, veritablement llegits. I quan el que raja prim és la lletra de Perejaume, aleshores cal aturar-s’hi, pacient, atent al detall per aprendre a llegir el que ens hi està dient.
Sí, Eugenio Ampudia ha robat una imatge, no hi ha cap mena de dubte. Robar una imatge ho fem sovint cada dia i no sempre ha de ser blasmable si es fa bé, citant la font i dient-li: «mira, sí, t’ho robo perquè m’ha agradat força». Allò que ens diu Perejaume que l’ha esverat no és nomes que el robin —segur que li han fet manta vegades— sinó «l´ús i abús d’una imatge robada». Diu que qui ha robat ha fet un ús i un abús de la imatge robada. Et roben la bicicleta i a més es foten de lloros perquè no la saben portar. O, pitjor encara, la deixen arraconada a la primera cantonada perquè de fet no volien anar enlloc, perquè robar-la era l’important. Doncs això. 
Si llegim bé, quina és l’operació de decoració que s’ha fet al Liceu? Tot el parament d’arbres de jardineria evoca tant Perejaume que fins i tot algú haurà pensat de primeres que ell n’era l’autor, necessàriament l’autor. Però no, i veiem de seguida que en la decoració han “oblidat” de citar-lo, de posar-hi cometes a cada arbre de cada butaca, que cada arbre és allà en lloc d’un altre arbre que no hi és, que hi podria ser però que no hi és citat de cap manera. És que Ampudia no hi ha posat ni una cometa, que tampoc costava tant si volies fer alguna cosa més que decorar. A totes les entrevistes que he pogut llegir sobre el “concert pel biocè” no esmenta Perejaume ni per mal de morir, quan és del tot evident que el manlleu, el seu intent de plagi, s’hi refereix del tot. I vol mostrar-ho perquè tothom ho vegi. Era cosa de provocar la publicitat i de publicitar la provocació. Ha fet com si amagués que ho sabia i com si amagués que sabia que seria evident per a tothom, per a tothom si més no que conegui una mica l’obra de Perejaume. Ha fet com si amagués que el copiava però fent veure també que no el copiava, fent-se ell l’original. Amagava que citava Perejaume fent veure que ho podia fer sense citar-lo. Això d’amagar que ensenyes i de mostrar que amagues és tot un art que, quan se sap fer bé, pot tenir efectes molt nobles, fins i tot eròtics. Però pot tenir també motius molt baixos i efectes només publicitaris si se’t veu el llautó, efectes pornogràfics com ens diu Perejaume. I encara, podrà dir algú, hi ha bona i mala pornografia. Doncs això. 
No, no podem pas posar a la mateixa escala de graus una obra i un semblant de plagi perquè són dues escales diferents. Posar-los a la mateixa balança, encara que sigui per dir que l’un pesa més que l’altre, és seguir-li el joc al lladre d’imatges.
Com llegir si no la definició que en fa Perejaume : “la falsa aparença d’obra meva”? Fa semblar que ho sembla, obra seva, sense ser-ho ni referir-s’hi de veres sinó només amb una falsa aparença. En fa un mal semblant, fa un mal ús del semblant. I això, t’ho miris com t’ho miris, és sempre una falta ètica. No és de fet ni un plagi. Un plagi no vol ser aparença de l’obra d’un altre, un veritable plagi no vol que es noti que és un plagi. Ampudia vol que es noti que és un plagi, en vol fer bandera, imatge pública. Res a veure amb altres operacions dignes de plagi. És un fals plagi que vol esborrar de fet l’obra que vol fer veure que plagia. I tot amb un joc de miralls buits de cap veritable imatge. Sembla bo de veure d’entrada, però només si no veus el joc que s’hi amaga, mostrant-se.
Direu que la cosa és massa recargolada? Mireu si no on ha posat el fals plagi. A sota d’una obra ben original, que és la de Perejaume al sostre del Liceu, amb les seves muntanyes de butaques buides, que potser hauria estat el millor per al concert. Hauria estat potser més perejaumià de veres, sense voler fer-ne un fals semblant, fent-ne una veritable citació: butaques buides i una obra com per exemple 4’ 33’’ de John Cage, tota ella feta de silencis, silencis distints i diversos al davant i a sota de les butaques buides, distintes i diverses també.
Potser el silenci seria el millor davant la barroeria? A vegades, però, cal trencar el silenci com ho ha fet Perejaume. I així els altres silencis, el silenci dels altres, s’escoltaran també millor. Jo tampoc vull fer silenci sobre això, perquè llegeixo sempre Perejaume amb perplexitat pel seu ús de la lletra i de la lletra imatjada en la natura. I llegint-lo m’ensenya a llegir.
El concert, tot ell, volia amagar doncs que citava Perejaume just allà on el tenia al sostre, a l’obra amb la qual volia rivalitzar posant-s´hi en mirall. S’hi volia emmirallar, i seguir així la seva especulació. És ben bé un joc especular, de miralls i de miratges, una especulació de mercat i un art especulatiu alhora.
La pregunta que em faig ara és si el Liceu, com a institució cultural de primera, no hauria d’haver avisat abans Perejaume, i a tots plegats, de la cosa aquesta. I aleshores, si més no, poder replicar-ho, abans i no després. Encara que només fos per respecte al propi sostre on ha volgut aixoplugar-se. No dic més, ni menys tampoc.

Nota — Per seguir el debat podeu consultar els següents articles:

15 de juliol 2020

Viure on no som






Després del debat Zadig-España del 26 de juny de 2020
«Viure on no som». Havia de ser el poeta —i amic del Camp Freudià a qui llegeixo amb gust— Luis García Montero, qui deixés anar la frase del debat que me’n va donar la seva interpretació. Poseu-la com a baula dels tres eixos que feien de programa i tindreu la cadena significant que ens explica l’experiència singular que estem fent en aquestes temps.
En els efectes de la pandèmia. Ja sigui que estiguem confinats a casa, ja sigui que siguem als carrers d’una ciutat que vol semblar «nova» i «normal» alhora —mai no ha sigut ni una cosa ni l’altra—, vivim tan endins d’allà on som que només hi trobem una vida que és tota ella fora de si mateixa, en un exterior que no arribem a abastar ni amb les paraules. L’experiència del real —la frase torna a ser del poeta, tant com nostra— no és només l’experiència d’aquest virus-màquina que sembla de ciència ficció, invisible i sense vida biològica. L’experiència del real és que vivim on no som i que només som allà on podem perdre la vida.
En els efectes del Tele- : del tele-treball, del tele-ensenyament, del tele-amor, del tele-tot, i sobretot del telele. En el Tele ens passem les hores vivint on no som. I això ens fa més evident encara la natura cada vegada més deslocalitzada del subjecte del nostre temps, un subjecte a qui se li escapa l’ésser amb tots els bits que van d’un lloc a l’altre del planeta i que només saben dir-li: ara sí, ara no; ara hi ets, ara no hi ets. D’això en diuen ara «Telecoupling», que vol dir finalment que el lleuger moviment de la papallona en un racó de món pot produir un tsunami de mort a tots els altres racons de món. Això vol dir que tu ets també en aquell ratpenat de Wuhan que et pot fer la vida impossible. Això vol dir que el que fas a casa teva té efectes immediats a casa de l’Altre.
En l’Europa dels nostres dies. Vivim a Europa, però hi som? Els que creiem que hi som cada vegada sabem menys què vol dir ser-hi. I alguns que no hi viuen volen ser-hi sigui com sigui, encara que sigui arribant morts a Lampedusa amb barques de goma. Què constatem aquests dies de pandèmia? Que són les petites comunitats les que se les arreglen millor per sobreviure i que els grans Estats-nació fan figa a l’hora de fer realitat el que prometen. L’anomenada democràcia social potser sabrà viure millor allà on no és —fora de parlaments buits de paraula— i ser allà on no podem viure —a les ciutats buides d’elles mateixes.
I jo hi afegiria ara un quart registre, un quart element que em va semblar que relligava els altres tres en el debat. L’esquerra ja no sap viure on és, i ja no és allà on li semblava que podia viure. Tampoc en l’arc parlamentari sap trobar el seu lloc, simplement perquè fa temps que li han robat el discurs, l’ésser de les seves paraules. Tot sembla ja «suposadament d’esquerres», com deia l’un, tot «un pur semblant», com deia l’altre. I és només per acabar escoltant aquell «no puc respirar» que va ser una altra de les frases del debat. L’esquerra ja no respira. Dir que això és la impotència de les esquerres, és dir massa poc. Més val dir-li que no ha tingut en compte el real com impossible, aquell real del qual és feta l’experiència de la psicoanàlisi. Que l’home d’esquerres ja és mort[1] i encara no ho sabia fa del seu enterrament una festa permanent de les dretes, que sí saben que poden viure allà on els plagui, a dreta i esquerra del planeta. I una de les raons d’aquest desori sembla insultant de tan evident: la repressió funciona. Funciona la repressió social i funciona la repressió meta-psicològica. Funciona la repressió social quan s’accepta la judicialització de la política, encara que sigui fent una petita ganyota quan no anaven per tu. Però ara van per tu també, i no vols veure que no vas fer res quan anaven pels altres, per tants d’altres. I a vegades només quan falla arribes a saber com funciona la repressió, quan el retorn del reprimit et mostra i et fa patir el símptoma on no et sabies reconèixer, quan ara veus que també vius allà on no eres, i que ets allà on no sabies viure.
Doncs sí, estimat Luís, jo també sento que visc allà on no sóc, i que sóc en un estat on no m’és fàcil de ser i de viure. Posa aquest «estat» amb majúscules si vols, digue-n’hi estat del ben-estar, que no és estat del ben-ésser i que hauria de ser finalment un estat del ben-dir. Del ben-dir que a vegades la poesia sap sostenir.

[1] Jacques-Alain Miller, «Tombeau de l’homme de gauche». Lacan Quotidien, 4 décembre 2002: https://www.lacanquotidien.fr/blog/2002/12/jacques-alain-miller-tombeau-de-lhomme-de-gauche/

26 de juny 2020

Germán García, un sabio Más-Uno

Por Myriam Soae

Entrevista publicada en La Libertad de Pluma
“Andá a ver a Bassols” fue la sugerencia de Germán García en ocasión a un viaje que realicé a España en el 2018. En ese momento Barcelona no era mi destino. Pero ese consejo, entendí luego, era un empuje a establecer lazos con colegas del campo freudiano en aquella tierra lejana, castellana, de la que obtuvimos siempre de la voz de Germán relatos románticos, epopéyicos, acerca de fundaciones, bibliotecas y debates intelectuales acerca de Oscar Masotta y el deseo férreo de dispersar el psicoanálisis donde hubiera un resquicio permeable. Esas acciones, impensables en ese tiempo de escucha atenta (la mía), destilaban intriga y admiración.
Aquel viaje me llevó al País Vasco, transformé entonces esa sugerencia en una visita a la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis, sede de Bilbao, para llevar libros de colegas y revistas Descartes, como un modo de iniciar ese tramo empujada por el “andá” que resuena aún en mis oídos.
Septiembre del 2019 me encuentra nuevamente ante la posibilidad de un viaje a España, esta vez con unos días en la ciudad catalana. Pero ya fallecido Germán, ¿qué sentido darle a la visita postergada a Miquel Bassols? Un año antes, supuse, hubiera llevado algún libro, algunos comentarios, pero, ¿ahora? Entendí que seguía tratándose de los lazos, en esta ocasión precisa, con un analista que tuvo la oportunidad de ser parte de ese tiempo épico y de conocer a un Germán García que imaginaba más arrollador aún por su joven adultez de entonces. También se trataba de un amigo suyo, un plus que modificó la intención de ese encuentro que trasmutó en propiciar una conversación acerca de las marcas que ha dejado Germán no sólo en el psicoanálisis español (y en castellano), sino en su propio ser.
Es así como Miquel Bassols me recibió con gentileza y disposición una tarde de otoño en la ciudad de Barcelona. Myriam Soae.

  • ¿Cómo conoció usted a Germán García? 
Bueno, lo conocí en Barcelona en un viaje previo, antes de que él viniera a vivir aquí, en el que hubo actividades en lo que era la Biblioteca freudiana de Barcelona de ese momento. Él vino a hacer una intervención junto a Jorge Jinkis, me acuerdo de ese momento. En fin, yo estaba hacía pocos años en análisis y en formación con un grupo que se congregó alrededor de Oscar Masotta, el que fundó la Biblioteca freudiana de Barcelona pero hubo un par de viajes de Germán antes de venir a instalarse aquí. Y, cuando vino, fue quien relanzó el proyecto de Oscar Masotta de la Biblioteca freudiana de Barcelona. Dándole ya un proyecto de escuela, con el horizonte de hacer una escuela, cosa que en Masotta estaba presente, pero que nunca él formuló de una manera clara. Fue Germán quien realmente tomó eso a su cargo con un grupo de jóvenes que éramos en ese momento recién salidos algunos de la universidad, que iniciábamos una práctica más o menos como podíamos.
  • ¿Y qué puede contarnos de ese momento particular?
Era un momento muy interesante de Barcelona, era el post franquismo y un momento donde pasaban muchísimas cosas y donde se permitían muchas cosas: entre ellas, que pudiera existir ese grupo absolutamente extraño, en realidad, a lo que era el medio universitario, oficial e institucional. Y Germán encontró realmente la manera de, bueno, de congregar a un grupo de gente para impulsar ese espacio… para reimpulsar la Biblioteca freudiana de Barcelona como biblioteca, fundamentalmente, y como lugar de actividad cultural, de vínculo con los discursos de la ciudad. Sin duda, aquí era para él mucho más difícil que en Buenos Aires porque conocía muy bien el tejido cultural y social de Buenos Aires, pero el de Barcelona para él era nuevo. Y, nosotros éramos muy jóvenes y nos movíamos en circuitos muy… incluso, yo diría un poco limitados en ese momento, mucho más que ahora sin duda alguna, sobre todo porque éramos jóvenes, porque salíamos de la universidad y en la universidad el psicoanálisis no había tenido ningún lugar. Como ahora, sigue sin tenerlo. Nada que ver con lo que ocurre en Buenos Aires. De modo que, fue en torno a Germán que nos agrupamos, bueno, un número de personas interesadas que ya habíamos tenido algún contacto con la Biblioteca. Unos más, otros menos…
  • Con Masotta, digamos…
Con Masotta, por lo que fue… que tampoco fue tanto tiempo. Masotta estuvo desde el 75 hasta su muerte en el 79. Es decir, que habrá estado… cuatro años como máximo, tres años y medio o algo así. Y, luego Germán en sus cuatro años, como le decía antes, para mí son cuatro años que se ensanchan en el tiempo como toda una época. Casi más que una década, para mí fueron cuatro años de una gran intensidad de trabajo, de formación, de instalación en una práctica, de empezar a tener una relación con el psicoanálisis y Germán fue el que propició el vínculo de trabajo con el Campo Freudiano. Fue el que nos puso en contacto, directamente, con otros colegas de la Ecole de la Cause freudienne y con Jacques Alain Miller especialmente, los invitó a Barcelona él mismo, y fue el que realmente nos puso en contacto con los colegas de la Ecole. A mí, particularmente, fue directo, es decir, estábamos conversando una noche en Boccaccio, que era un lugar al lado de mi casa, donde él solía estar muchas noches con colegas, amigos, etcétera, conversando, tramando todo tipo de actividades y me dijo que llamara a Jacques Alain Miller para ver cómo seguíamos las cosas aquí, cómo armábamos un vínculo con los colegas de la Ecole. Y bueno, para mí, fue un momento decisivo, importantísimo. Estamos hablando del año 83. Y bien, fue también un punto de apoyo para el Campo Freudiano en Barcelona y para lo que después fue la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis. Por supuesto, también participaron en ello los colegas de Madrid, los colegas del País Vasco, de Andalucía, de Valencia, de Aragón, etcétera, distintos lugares de España. Pero, para mí, el momento fundante de ese vínculo fue gracias a Germán y gracias al trabajo que hicimos en ese momento, que era un trabajo de lectura de textos, pero también un trabajo de, yo diría ahora, de transferencia recíproca, que es lo que realmente da una orientación a un espacio analítico, la transferencia recíproca. Y eso Germán lo causaba. Yo diría que era un sabio Más-Uno, un sabio agente provocador, especialmente de la gente joven, que tenía ganas de trabajar, de moverse. Y, esa función, fue para varios de nosotros fundamental. Cuando digo “varios”, digo un grupo, tampoco muy amplio, pero buena parte de ese grupo siguen ahora como miembros de la escuela, vinculados al Campo Freudiano y al psicoanálisis.
  • Me interesa resaltar esto: el proyecto de Escuela…
Sí, sí, incluso en un momento nos llegamos a llamar “Escuela de psicoanálisis”, creo que era en el 81. Habría que ver bien los documentos ahora. Es decir, realmente había un deseo de Escuela, un deseo de ser Escuela. A la vez, inmediatamente, nos dimos cuenta –y en eso Germán siempre fue muy honesto- de que para ser una Escuela hacía falta bastante más. Estábamos haciendo lo que podíamos hacer. Y en ese momento, la verdad, lo planteó muy bien. Dijo “somos una asociación de psicoanálisis, nos llamamos Asociación de psicoanálisis con la idea decidida de hacer una Escuela”. Pero, en efecto, nos dábamos cuenta de que para eso necesitábamos un vínculo serio con los colegas del Campo Freudiano y de la Ecole. Fue a través de ahí, en efecto, como realmente pudimos constituir una verdadera escuela, en el sentido que para Lacan tiene esa experiencia. En todo caso, fue Germán el que aquí en Barcelona tomó como significante fundamental la idea de escuela y ahí fue que respondimos con nuestro trabajo para hacerla posible. En ese sentido, Germán fue siempre muy honesto. Es decir, él tenía la experiencia de la escuela en Argentina, sabía muy bien qué era hacer una escuela como parodia, sus dificultades. Era un tema continuo y no quería hacer una escuela paródica, sino una escuela de verdad. Ahí, él creó las condiciones para un grupo de gente, para que ese proyecto fuera realizable. Eso pasó, es cierto, con los vínculos transferenciales con los colegas de la Ecole que llevaron después a los vínculos con la Asociación Mundial del Psicoanálisis. Estoy explicando las cosas desde la perspectiva que fue mi experiencia, para mí fue ese el recorrido.
  • ¿Quiénes eran los interlocutores, en ese momento, de Germán, por fuera del psicoanálisis? Porque él siempre buscaba interlocutores.
Sí, claro, los vínculos de Germán con la cultura del lugar, que no era fácil tampoco, porque él no era conocido aquí; nada que ver con el lugar que él había tenido allá en Buenos Aires desde su época de joven novelista de éxito. Aquí alguna gente lo conocía, pero no muchos. Quien más lo podía conocer era, por ejemplo, Eugenio Trías, el filósofo Eugenio Trías, que lo apreciaba muchísimo, se apreciaban mucho mutuamente. Y, Eugenio Trías además estuvo vinculado a algunos grupos de estudio con Germán. Y Eugenio Trías siempre apreció muchísimo el trabajo de Germán. Él además estuvo como uno de los socios fundadores de la Biblioteca Freudiana de Barcelona con Oscar Masotta y siempre mantuvo un vínculo con el psicoanálisis y con Germán. Incluso antes de la muerte de Eugenio Trías pude conversar con él sobre Germán.
  • Sí, incluso muchos años después, todo un número de la Revista Descartes estuvo dedicada a la filosofía española contemporánea…
Sí, exactamente. Y, luego había otros personajes de la Barcelona de esa época que siempre tuvieron un vínculo muy interesante con Germán, como Alberto Cardín por ejemplo. Otro personaje muy interesante de la literatura, de la filosofía, del pensamiento español en esa época. Hoy mismo hablaba sobre esto con Ricardo Rodrigo, que es un argentino que ha hecho un trabajo enorme como fundador y presidente de la editorial RBA, me comentaba que, en efecto, cuando Germán vino a Barcelona se encontró muchas veces con él en su casa, en varias cenas. Germán tenía vínculos con gente muy diversa aquí en Barcelona, además él escribía, seguía escribiendo también novela y se vinculaba con el mundo editorial y literario, en la medida de sus posibilidades. No de la misma forma en como él estaba vinculado en Buenos Aires, eso fue importante también para su vuelta a la Argentina, porque en algún lugar decía que Germán estaba siempre en Buenos Aires, incluso cuando estaba en Barcelona, realmente, era así. Pero bueno, por eso buscábamos librerías abiertas a cualquier hora de la noche, como si estuviéramos en la calle Corrientes, y aquí en Barcelona, pues bueno, no era tan fácil encontrarlas, pero las encontrábamos. Recuerdo una librería del drugstore Tuset, en la calle Tuset de Barcelona, a la que íbamos a parar a cualquier hora de la madrugada para ver los libros que pudiera haber en ese momento.
  • Bueno, con ese hábito continuó siempre…
La última vez que me encontré con él en Buenos Aires fue hace un par de años. Me encontré, por supuesto, en un café librería. Y, por supuesto, me trajo dos libros. Siempre Germán fue de una generosidad intelectual conmigo, no sé si puedo decir “especialmente conmigo”, no lo sé, pero sé que especialmente con algunos de nosotros fue de una generosidad intelectual enorme.  Y eso fue reconocido siempre por todos nosotros. Por J. -A. Miller también, porque cuando hizo su homenaje a Germán subrayó ese carácter, no solo de gran polemista, que siempre lo fue, sino de tener esa generosidad intelectual que tuvo con todos,  especialmente con la gente joven. Entonces, bueno, yo estoy hablando de una época en la que debería tener entonces… ¿Qué edad? Veintitrés años. Veintidós, veintitrés años. Y, para mí, encontrarme con él fue un privilegio, sin duda alguna. Además, siempre cada noche que pasábamos en un lugar o en otro, en un bar o en la biblioteca o en una reunión, yo salía siempre con un montón de referencias bibliográficas para trabajar y eso, para mí, era un continuo despertar al trabajo. Entonces… bien, luego cuando Germán fue en el 80 y… ¿cuándo fue? en el 83… Exacto. En el 83 hubo el encuentro del Campo Freudiano en Buenos Aires y viajamos con Aníbal Leserre que en ese momento estaba en Barcelona.
  • ¿Y qué rasgos de Germán cree Ud. perviven en la escuela de Barcelona? ¿Considera que aún se conserva su impronta?
En primer lugar, quedó una biblioteca. Y quedó una biblioteca en varios sentidos. En el sentido más material de la palabra “biblioteca”: de libros. Una buena parte de libros que Germán tenía aquí en Barcelona los dejó a la Biblioteca, la biblioteca en el sentido más material. Pero, también la biblioteca como proyecto, es decir, como lugar de trabajo, de lectura, de vínculo con otros discursos, eso sigue teniendo absolutamente su área en la escuela aquí en Barcelona. Creo que es la mejor biblioteca que hay de psicoanálisis en las sedes de la escuela, y tal vez, la mejor biblioteca de psicoanálisis que hay en general aquí en España. Eso es, sin duda, gracias a Germán. Gracias a Germán, y debo decir, también gracias a Rosa Calvet, a nuestra colega Rosa Calvet, que iba a comprar los libros con él para la biblioteca. Es decir, la función más material, pero a la vez también la biblioteca fue ese proyecto de vínculo del psicoanálisis con la cultura y con el lugar. Eso se lo debemos a Germán y sigue siendo un rasgo que, de una manera o la otra, cada uno de los que estuvo en contacto con Germán, conserva, según su estilo particular. En ese sentido, la marca “Germán” está absolutamente presente. El otro rasgo, que antes señalaba, fue, para varios de nosotros, el deseo de Escuela: el deseo de una Escuela de psicoanálisis orientada por la enseñanza de Lacan. Y eso también, creo que es otro rasgo que está presente, de una manera o la otra, con todas las modulaciones de la vida de cada uno, pero está presente en muchos colegas de la escuela, no sólo en Barcelona, sino en Madrid, en Galicia, en Andalucía, en Valencia. Toda la gente que tuvo contacto con Germán quedó claramente marcada por eso. Germán transmitía ese deseo ahí donde estaba y donde trabajaba.
  • Salieron el año pasado, justo fueron previos al fallecimiento de Germán, dos libros importantes: uno es la recopilación de unas editoriales en la revista Babel, compiladas por Beatriz Gez, Informes para el psicoanálisis. Una salida, desde el año 88 al 91, y que dan cuenta del modo que Germán insertaba el psicoanálisis en los debates culturales del momento, son editoriales muy ingeniosas.
No he visto ese volumen. Sabía que algo así había salido…
  • Y, después otro libro que es una recopilación de César Mazza de cuarenta años de entrevistas realizadas a Germán en distintos medios. Claro, ahí está, Palabras de ocasión.
Sí, sí, lo tengo muy presente, lo he estado leyendo últimamente. Me lo envió César Mazza, muy amablemente y es un volumen excelente.
  • En cada entrevista y en cada editorial encuentro esa especie de provocación, como Ud. sostiene, y de prisa, una prisa de Germán por fundar, por publicar, por armar instituciones. Incluso, a pesar de estar advertido de la imposibilidad lógica y estructural de la institución, Lacan sostiene que es un lazo que se funda en la desesperanza, para Germán no había otro modo para instalar una transmisión, digamos, sortear esa imposibilidad armando grupo. Y él dice algo así como que el analista necesita del otro para no quedar aislado y para no creerse dueño de un saber absoluto y así, con otros, poner en juego la lógica del discurso del psicoanálisis. Entonces, mi pregunta es: ¿Qué recuerda usted de esa prisa? ¿O si recuerda esa prisa, en ese Germán joven?
Bueno, no te diría tan joven, pero, bueno, sí.
  • Cuarenta años…
Sí, era un Germán joven. Para nosotros era un Germán mayor porque casi nos doblaba la edad a algunos, pero, en efecto, era un Germán joven. Y, en efecto, la prisa como rasgo. No es cualquier cosa. Para mí, especialmente. Porque, para mí era un rasgo de mi síntoma; la prisa. La prisa en todo. La prisa en hablar, la prisa en escribir. Y eso va muy bien a veces. Es decir, precisamente, la precipitación lógica, como Lacan enseña en un momento, requiere de esa prisa para que algo se produzca, para que algo pase al acto. Pero a la vez, eso puede producir pasajes al acto que no son después nada fáciles de sostener. Y la prisa era un rasgo de Germán. También en su forma de hablar, por cierto. Recuerdo siempre su…
  • Verborragia 
Exacto, su rapidez. A la vez, su rapidez en el diálogo. Era alguien que podía atrapar inmediatamente al otro en el diálogo. Atraparlo o no dejarlo entrar, también a veces, porque tenía sus condiciones. Y eso aparecía siempre muy rápido, con una lógica de la prisa que a veces abría o cerraba muchas posibilidades con Germán. Con Germán uno, yo al menos, debo decir, aprendí a manejar algo del tiempo de la palabra para no precipitarme demasiado. Y, justamente, poder entrar en esa lógica que con Germán era siempre muy productiva. Fue por la prisa también que pudimos constituir la Asociación de Psicoanálisis como consecuencia lógica de la Biblioteca freudiana de Barcelona. Fue por una prisa, por una precipitación, además, inmensa. Fue por una precipitación y por una prisa que invitamos a Eric Laurent y Jacques-Alain Miller por primera vez a Barcelona, después en las Jornadas Ornicar, que fueron una invitación a parte, diríamos. Fue por la prisa y la precipitación que muchos de nosotros interrumpimos análisis y volvimos a retomar otros. Fue por la prisa y la precipitación que compramos un montón de libros. Fue por la prisa y la precipitación que, sin tener casi ninguna experiencia, nos pusimos a hablar sobre la práctica, a hacer jornadas, a exponernos en público, etc. Es decir, que sin esa prisa y sin esa precipitación muchas cosas no se habrían producido. A la vez, también, eso tuvo efectos difíciles…
  • Claro 
… para cada uno. En algunos casos, más que en otros. Y también eso podía producir pasajes al acto muy diversos. Pero, prefiero señalar lo otro, el hecho de que ese rasgo de la prisa de Germán hizo posible muchas cosas, aquí en Barcelona como en otros lugares… Y sí, diría que es un rasgo que yo compartía, con mi síntoma, con Germán. Y que también tuve que curarme en el análisis de ese rasgo de la prisa y de la precipitación. “Curarme” quiere decir no dejar de tener esa prisa, sino saber utilizarla de una buena manera. Y, a veces, creo que lo consigo.  Pero sí, le debo a Germán haberme confrontado muchas veces ante la imposibilidad de tratar lo real con una precipitación… Y, a la vez, de poderlo tratar usando esa prisa de una buena manera.
  • Estuve leyendo lo que usted escribió como condolencias, para ponerle un nombre en la página de la ELP, me llamó la atención el recuerdo que compartía cuando comentaba que el primer gesto que tuvo Germán con usted de generosidad fue regalarle un libro de retórica, de la editorial Gredos. Ese libro, precisamente, fuesugerido por Germán para el programa del seminario que se está dando este año en el Centro Descartes, el mismo libro de retórica, el Tratado de la argumentación de Chaïm Perelman. Es decir que tenía una relación muy particular con la lectura, primero de una memoria prodigiosa y de una velocidad en la articulación, era difícil seguirlo pero, a la vez, una conservación de las referencias…
Sí, por un lado, había esa prisa, había que saberlo seguir a Germán en su elucubración, en su argumentación, en su verbo, en su discurso. A veces eso te arrastraba a una prisa. Pero, a la vez, es curioso; estamos hablando de un libro que ha permanecido como una referencia lentamente durante más de cuarenta años. Es decir, hay eso. En Germán, había a la vez una lentitud también. En la persistencia de la palabra a través del tiempo. Yo creo que era su lado borgeano, si me permite. Creo que él tenía un rasgo borgeano, tenía una fascinación… algo más que una fascinación, un interés… Y, además, su encuentro con Borges fue algo siempre para él muy importante. Pero, yo siempre captaba en Germán esa lentitud del verbo, que me parece que también existe en Borges. Y que tal vez proviene de Macedonio, no lo sé, estoy inventando ahora. Pero, para mi hay una línea que se abre, que no es el Germán, diríamos, rápido en la palabra y productivo, continuo y precipitado, sino que es el Germán del verbo lento, que yo también lo captaba a veces en la escritura, en su escritura, y que, creo que es un efecto de su relación con Borges y con Macedonio. Pero, en fin, eso es una hipótesis mía que se me acaba de ocurrir ahora mismo cuando usted me mencionaba ese libro que, en efecto, lentamente ha atravesado tantos años para seguir siendo una referencia.
  • Sí, insistía en esas referencias, digamos que no se fascinaba con los discursos de época. Había como una especie de permanente vuelta.
Exacto. Ahí Germán no era precipitado. Era lento, persistente y sabía dar tiempo a que las referencias tomaran su lugar y fueran impregnando la significación de lo que uno trabajaba. Curioso eso. Hasta que no hemos hablado de eso, no me he dado cuenta de que para mí en Germán hay las dos cosas. Hay la urgencia del tiempo de la precipitación, y también a veces el pasaje al acto, y, otro tiempo, que era un tiempo que atravesaba lentamente su discurso y sus referencias, y que, para mí, se ponía en contacto con su propia historia vinculada al psicoanálisis, con Masotta, con la escuela, pero también con Borges, con Macedonio, con sus referencias y sus lecturas, con Gombrowicz. Ahí había algo que era un tiempo lento, uno podía darse todo el tiempo con Germán con eso. Esa doble cara de Germán…
  • Sí. Y aparte, retornaba sobre esos programas que él iba armando, les volvía a dar una vuelta. El año pasado, digamos, el último año de su seminario, a partir de una intervención de alguien del público sobre la palabra nihil, aportó varias referencias bibliográficas sobre el nihilismo.
Que era un tema que a él le interesaba.
  • Que a él le interesaba y que, bueno, los que lo veníamos siguiendo hace años ya sabíamos que había estado en otro tiempo de su enseñanza, y él se tomó muy enserio aquella interpelación, ese también era un rasgo particular, escuchar la intención en la interpelación y responder, transformando una provocación en una buena intención. 
Sí… Ahí había el Germán interlocutor, que era el Germán de la conversación, que podía extenderse hasta horas y horas y horas. Sí.
  • Bueno, podemos seguir hablando mucho más, pero… Le agradezco mucho Miquel el haberme recibido, fue un gusto haber conversado con Ud.
Gracias a usted por esta entrevista, que me ha hecho reescribir algunas cosas en la memoria, esa memoria que, como decía Germán, me-moría

Barcelona, 25 de septiembre de 2019

Myriam Soae es psicoanalista, reside en Buenos Aires. Miembro de la EOL/AMP. Miembro del Centro Descartes desde el 2000 al 2019.

Miquel Bassols es psicoanalista, reside en Barcelona. Miembro ELP – ECF – AMP. Fue presidente de AMP (2014-2018). Docente de la Sección Clínica de Barcelona. Ha publicado varios artículos y los siguientes libros: La interpretación como malentendido(2001), Finales de análisis (2007), Lo real del psicoanálisis en la ciencia (2011), Lo femenino, entre centro y ausencia (2017), entre otros.

Germán García, fue psicoanalista y escritor argentino, (1944-2018). Deja como legado una vasta obra literaria –que se inicia con su novela Nanina– y psicoanalítica, además de su enseñanza. Amigo de Oscar Masotta, luego de la fundación de la Escuela Freudiana de Bs As, en 1979 se instala en Barcelona donde continúa el trabajo de Masotta.  Fue AME de la EOL y AMP y Presidente de la Fundación Descartes.

13 de maig 2020

El amor, Aún


























Prólogo al libro de Carmen González-Táboas: 
El amor, Aún. Una lectura del Seminario 20 de Lacan y sus fuentes antiguas 


  
Volver a la enseñanza de Lacan en el Seminario Aún —volver a leerlo de nuevo, una vez más, todavía, todavía más— es algo más que un placer al que nos invita este libro de Carmen González-Táboas. Volver para darnos cuenta de que, en realidad, cada vez que volvíamos para leerlo no habíamos salido todavía de él, que a cada vuelta que dábamos no habíamos ido más allá, todavía, y que era sin duda sin ir más allá que podíamos volver a leerlo, todavía, para encontrar algo nuevo, una vez más. Y así darnos cuenta de que algo nos había atrapado definitivamente en las palabras de ese Seminario desde la primera vez que lo leímos, y que algo nos sigue atrapando en ellas, aún. 
Dicho así, parece ya una historia de amor. Pues sí —nos dirá Carmen con una bella expresión—, es una historia de almor que alma al alma, si es cierto que amo a aquel, o a aquella, a quien le supongo un saber, especialmente cuando le supongo un saber sobre mi ser, sobre lo que yo soy. Es lo que llamamos transferencia, principio del psicoanálisis, una transferencia que es en primer lugar y desde Freud un amor de transferencia. Leer a Lacan, cuando uno ha llegado a leerlo con toda el alma, tiene entonces siempre algo de una historia de amor… y de odio. Porque ¡cuidado! —añade el propio Lacan en este Seminario—, a veces la mejor lectura es la que sabe orientarse por el odio inherente a todo amor, sobre todo si esta suposición de saber que es el amor se siente a sí mismo como todo-amor, como el almor del alma toda. Conviene pues saber leer también tomando como brújula a la transferencia que llamamos negativa, sin darle a esta negación un valor moral sino lógico. Es una transferencia que no espera comprenderlo todo para seguir sin entender nada de lo que comprende. Es en esta diferencia entre comprender y entender donde está la clave de la operación de lectura que requiere el texto, y los Seminarios, de Lacan.
¿Cómo leer entonces con no-toda el alma, cómo leer sin comprender demasiado rápido y así poder entender lo que se dice en lo que estoy leyendo? Dicho así, la cosa toma ya un cariz más lógico, incluso topológico, aunque también —dirá el lector— un poco místico. ¿No era Santa Teresa, tan evocada e invocada por Lacan en el mismo seminario Aún, quien podía escribir lo siguiente? “El entendimiento si entiende, no se entiende cómo entiende; al menos no puede comprender nada de lo que entiende.” (Libro de la Vida 18, 14). Pues bien, el lector atento irá muy bien acompañado por Carmen en este entender sin comprender demasiado rápido que Lacan ponía como condición de la formación del psicoanalista. Y así encontrará en estas páginas una sabia lectura —una lectura persistente, insistente, consistente, paso a paso— de un Seminario de Lacan al que conviene acercarse, aun si es la primera vez, sabiendo que no se entiende cómo entiende, y sin querer comprender demasiado rápido aquello que, sin embargo, ya entiende. Y Carmen —lo sabíamos por otros de sus libros, pero también por el estilo de transmisión de sus charlas— sabe deletrear el texto de Lacan de un modo en el que nos reconocemos de inmediato en una verdadera comunidad de transferencia de trabajo. Lo que no es decir poco. Ella sabe encontrar ese “Lacan inagotable” que la hace a ella, a Carmen, también inagotable, tal como lo demuestra su amplia producción en nuestra Escuela.
Así, sin ironía alguna, el lector está de suerte porque este libro es uno y trino. Son de hecho tres libros en uno. El primero es la lectura detallada del Seminario de Lacan tomando el amor y el goce femenino como sus hilos conductores, con todos los anudamientos y desanudamientos que encontraremos entre ellos. Algunos de estos nudos son difíciles de seguir, especialmente cuando se trata de la relación y de la no relación a la vez entre el Uno y el Otro, entre el Uno del goce y el Otro del amor. El segundo se dedica a rastrear y a investigar varias de las referencias internas de la argumentación de Lacan en el mismo Seminario Aún. Y el tercero está dedicado a una lectura del filósofo y teólogo danés Sören Kierkegaard, en su Diario de un seductor, dando una nueva vuelta a esta figura evocada por Lacan en varios momentos de su enseñanza. 
Quien se pregunte por la actualidad de este precisa lectura que Carmen nos propone, encontrará una buena respuesta en la post-data incluida al final del primer libro, una post-data cuyo desarrollo daría lugar sin duda a un cuarto libro. Carmen alude allí al reciente debate causado por la intervención de Paul B. Preciado —filósofo transgénero destacado por sus aportes a la teoría y movimiento queer— en las últimas jornadas de la École de la Cause freudienne dedicadas al tema “Mujeres en psicoanálisis”. Fue una intervención que impactó por su fuerza subjetiva y por haber puesto en cuestión el supuesto patriarcalismo y el falocentrismo que el psicoanálisis clásico seguiría defendiendo ante la implosión, después de los movimientos feministas, de la lógica y el movimiento transgéneros. La clave era su crítica a la noción de binarismo y a la lógica de la diferencia que, de nuevo supuestamente, el psicoanálisis lacaniano seguiría defendiendo. Pues bien, la lectura de este libro, siguiendo la lógica del Seminario Aún, servirá sin duda para deshacer varios malentendidos al respecto, empezando por la atribución al psicoanálisis de un patriarcalismo del que Lacan empezó muy pronto a mostrar el declive, y siguiendo por una lógica de la diferencia que este mismo Seminario pone radicalmente en cuestión para abrir la perspectiva de una lógica de lo femenino más allá del falo. El debate actual sobre la bisexualidad inherente al ser hablante, el debate sobre lo hétero- y lo homo-, sobre lo cisgénero y lo transgénero, ganará sin duda con la atenta lectura que Carmen hace del Seminario Aún, del Haiuno del goce y de la alteridad irreductible de lo femenino.
Para indicar sólo la vía que nos abre su lectura, señalemos un breve ejemplo y un par de referencias dichas de manera muy aforística. El ejemplo es el de una niña que le explica al analista sus conclusiones después de una nutrida clase de “educación sexual” en su colegio. Los caracoles, le han explicado, son hermafroditas, es decir tienen los dos sexos a la vez, el masculino y el femenino. Pero la niña plantea su objeción a la lógica de la diferencia ordenada por el significante del falo: “si son hermafroditas no tienen sexo, si tienen los dos quiere decir que no tienen ninguno”. Dicho de otro modo, cuando se trata del goce sexual hay Uno o bien no hay ninguno. Y no hay Otro más que supuesto, en su puesto, para una relación que no existe en la lógica de la diferencia. Cuando se trata del goce, ya no funciona entonces la lógica de la diferencia, la lógica del significante que distingue entre Uno y Otro. Cuando se trata del goce femenino funciona la lógica del objeto, sin diferencia relativa, la lógica de lo singular fuera de la norma fálica, la lógica queer, de lo que es realmente queer para cada sujeto y que la lectura de Aún sitúa necesariamente del lado de lo femenino en el ser hablante. Y tal vez entonces sólo exista Un solo lado, ese lado de lo femenino en el ser sexuado.
Aunque esto es algo habrá que verificar siempre uno por uno, sin una ley que valga para todos, en un trabajo que el psicoanálisis causa sin tener una solución ya escrita de antemano, sin tenerla nunca, aún —con el acento que lo distingue del aun inclusivo, aun si es así como quedó vertido en la edición del Seminario Aún en castellano. 
Saludemos entonces este trabajo, inagotable en efecto, al que Carmen nos convoca con este libro.

06 d’abril 2020

Què ens podem trobar al final del túnel?

























Una persona em deia aquests dies: “És com si et despertessis d’un malson i te n’adonessis que el malson continua en la realitat. I segueixes sentint la mateixa angoixa”. I una altra encara: “Tinc una sensació estranya d’irrealitat, d’estar vivint una pel·lícula, però sense poder llegir els crèdits. Per molt que parlin m’hi falten les paraules per saber de què va.” Són dos testimonis ben paradigmàtics de l’experiència que estem vivint aquests dies a escala global. L’angoixa i el sentiment d’irrealitat són els dos afectes que més escoltem davant d’una experiència que ens resulta radicalment nova però que té alhora alguna cosa d’estranyament familiar. És allò que Freud va definir com l’Unheimlich, el més estrany en el més conegut. I aleshores les paraules ens falten per arribar a dir allò que de tan real ens sembla del tot irreal, com si fos tret d’una novel·la distòpica, una novel·la més aviat dolenta d’altra banda. I ens ve a tots la imatge del túnel, de com en sortirem i de què ens hi trobarem a la sortida.

Primera constatació. Quan escoltes un epidemiòleg autoritzat dient que “aquesta epidèmia no és la grossa”, comences a pensar que això potser no és un túnel sinó que és l’univers exterior mateix on haurem de viure a partir d’ara. Millor saber-ho i no deixar-nos hipnotitzar més pels cants de sirenes en nom del progrés. En això, tothom sembla ja d’acord: res tornarà a ser com abans.

Segona constatació. Per primera vegada, és el conjunt de la Humanitat —en majúscula— que es reconeix ella mateixa com un sol subjecte davant d’un fet real, un perill del qual no sap com defensar-se si no és a escala global. De fet, ja ho havia d’haver sabut amb la crisi climàtica. Aquest fet real no és només el coronavirus sinó tot allò que implica l’epidèmia de crisi social, política i de les nostres maneres de viure. És un fet inèdit que ens dóna l’oportunitat única per canviar moltes coses. Aquesta Humanitat, com un sol subjecte, se n’adona que ha de fer ara un càlcul col·lectiu per poder sortir-se’n, que no hi ha sortides individuals. I arriba a preguntar-se, amb raó, si no serà ella mateixa l’epidèmia davant d’una llei de la natura amb qui no hi pot fer tractes. Com em deia un home del camp: “Tot allò que li prens a la natura, ella t’ho reclama després amb escreix”.

Una notícia dolenta i una de bona.

La dolenta. Allò que ens pot estar esperant al final del túnel és la Xina: control social al servei de l’autoritarisme. Ben eficient, això sí, ja ens ven les mascaretes que necessitem com l’aire que respirem. I serà així mentre ho permetin les servituds voluntàries. De fet, abans d’entrar al túnel de l’epidèmia ja n’havíem fet l’experiència. 

La bona. Podem escollir. Si és això el que ens hem de trobar a la sortida del túnel, potser millor ens hi estem una estona més inventant alguna altra cosa abans de sortir-ne. Ho podem fer. I sempre amb la llibertat de la paraula. Sense ella, el subjecte del desig mai no podrà existir ni persistir. Amb la paraula, sempre amb la paraula, “la manera més salvadora de moure el cos”, com deia aquell altre.